lundi 21 avril 2008

Sortie de secours

Eh bien finalement, je ne savais pas, mais il y a une suite à "L'humanité disparaitra..." et cela s'appelle : "Sortie de secours". Pourtant, contrairement à ce que le titre pourrait laisser croire, ce n'est pas vraiment une sortie, plutôt un rêve, une utopie... mais qui ne manque pas d'intérêt. Des solutions individuelles, accessibles, et qui sont déjà dans l'air du temps, un appel à la "décroissance"pour tous les pays riches, et un rôle immense et peu réaliste hélas , accordé à 'l'ONU.
Comme ce pourrait être exaltant de devenir enfin "citoyen du monde" et de sortir de nos grands égoïsmes de pays nantis, à peine titillés par une toute petite mauvaise conscience vite étouffée! ("On a de la chance d'être né du bon côté de l'équateur...") Espérons que Nicolas Hulot, Yves Paccalet et quelques autres arriveront à faire bouger les masses, et commençons à balayer devant notre porte :"Incarne toi-même le changement que tu voudrais voir dans le monde"... L'auteur nous rappelle ce précepte du Mahatma Gandhi et plein d'autres sujets de réflexion.

jeudi 17 avril 2008

SPQR

SPQR, Senatus PopulusQue Romanus... Quelle surprise de voir ces 4 initiales, bien connues de la latiniste que je suis encore un peu, tatouées sur le bras droit d'un jeune serveur ! Nous étions hier à Port Camargue, pour la première sortie d'un petit voilier que vient d'acquérir mon compagnon, et en attendant le jeune homme qui devait nous accompagner dans ce premier essai, nous sommes allés déjeuner sur le port. Malgré l'air un peu frais, le serveur, qui courait beaucoup (il y avait du monde en terrasse....) était en tee shirt, et j'ai pu voir sur son avant bras gauche, ces 4 grandes lettres capitales. Je lui ai demandé, bien sûr ce que cela signifiait, et, à ma grande stupeur, il m'a répondu "senatus populusque romanus" et comme j'insistais ne comprenant pas le sens de ce tatouage, il m'a dit que c'était le symbole du peuple de la république romaine, et que ça avait une signification pour lui... Je n'ai pas osé insister davantage, pensant que je trouverais une explication sur internet. Mais, à part l'utilisation du sigle pour Syndicat de la Presse Quotidienne Régionale, ou le fameux "Sono Pazzi, Questi Romani" (ils sont fous ces Romains) d'Astérix, je n'ai rien trouvé qui m'aide à comprendre pourquoi un jeune provençal peut se faire tatouer ces 4 lettres sur le bras.... Si vous avez une explication.... ça m'intéresse !

L'avenir de l'humanité

Le vendredi 11 avril 2008

L'avenir de l'humanité

Ce premier titre a l'air bien solennel, mais il a pour origine la lecture d'un livre étonnant d'Yves Paccalet : "L'humanité disparaîtra, bon débarras!" (Artaud, Paris 2006) En un peu moins de deux cents pages, cet écrivain (philosophe, écologiste) que je ne connaissais pas, nous dresse un tableau aussi inquiétant qu'inéluctable de l'avenir de l'espèce humaine. Les constats sont irréfutables, les chiffres aussi. Cet homme qui connaît la nature et a participé, avec Cousteau, a de nombreuses expéditions, sait de quoi il parle, et les échéances qu'il présente se situent tout près de nous, aux alentours de 2030... Le charme de ce livre provient de son humour, parfois noir, souvent provocateur et qui fait mouche bien souvent : un chapitre évoque la pêche au cyanure et à la dynamite, que j'ai déplorée l'an dernier dans la mer des Célèbes. L'auteur nous dit avoir rencontré des pêcheurs :" Les Papous ne pêchent plus pour eux, mais pour d'autres. Ils ne capturent plus le poisson en fonction de leurs besoins, mais pour un marché lointain et toujours plus avide. A peine sortis de l'âge de pierre, les voilà jetés dans le tourbillon de la mondialisation. Les précieuses protéines animales ne finissent plus dans le ventre de leurs enfants, qui souffrent de la faim, mais dans la panse des nantis, qui mangent du poisson pour maigrir tout en dissertant sur les vertus médicinales des omégas 3."
Lucide, brutal, desespéré, Yves Paccalet emploie lui-même ces adjectifs et les treize scénarios catastrophes qu'il présente à la fin de son livre ne laissent aucune place à l'espoir, ce que lui reprocheront sans doute les optimistes entétés. Mais cette lecture et les réflexions qu'elle entraine sont une étape indispensable pour tous ceux qui veulent regarder en face la réalité du monde que nous allons laisser à nos enfants et petits enfants.


lundi 14 avril 2008

Som lo que sembrem

Découvert cette fin de semaine, à Balaguer, petite ville près de Lerida, au coeur de la Catalogne espagnole, un homme qui se bat pour le futur de la terre et de notre alimentation. "Nous sommes ce que nous semons", parce que la santé dépend de notre alimentation et pour savoir ce que nous mangeons, il faut savoir ce que nous semons.... Bien sûr il lutte avec toute son énergie contre les manipulations des organismes vivants, dénoncent leurs dangers sur la santé , sur le milieu, l'écosystème, les modes de culture et la consommation. La Catalogne est envahie de cultures transgéniques et les associations de défense des paysans et consommateurs se sentent bien impuissantes. On peut aller voir leur site : www.somloquesembrem.com
Mais josep Pamies ne fait pas que se battre contre, il est est aussi un producteur original, maraîcher de métier qui cultive des dizaine d'herbes et de fleurs destinées à la cuisine et à la gastronomie. Après avoir visité ses serres et decouvert la vertu des différentes plantes et fleurs, nous avons eu droit pour notre pique-nique à une délicieuse salade, faite d'un mélange de 6 à 10 herbes et fleurs différentes et qui était aussi jolie à regarder que délicieuse à déguster!
La deuxième passion de monsieur Pamies, c'est la STEVIA, (stevia rebaudiana) une plante au goût de réglisse qui provient du Paraguay et qui est un puissant édulcorant sans calories. Particulièrement précieuse pour les diabétiques, elle est utilisée aussi en Amérique latine comme hypotenseur,diurétique et cardiotonique. En Asie et Amérique du Sud , donc, cette plante est commercialisée et utilisée à la place de l'aspartame, jugé dangereux. Mais en 1991 la Food and Drug Administration(FDA) des Etats-Unis a statué que la stévia était inacceptable comme additif alimentaire et en a interdit l'importation. (intervention du lobby des édulcorants artificiels ?) Sous la pression des consommateurs, la vente a été autorisée en 1995 à titre de supplément, mais son usage est toujours interdit comme édulcorant ou additif alimentaire, aussi bien aux US que dans l'Union européenne. Bref, comme josep Pamies cultive cette plante et veut en assurer la promotion et la diffusion, nous sommes tous repartis avec nos petits pots de stévia, que nous allons faire pousser dans nos jardins et faire connaître à nos amis.
Enfin, Josep Pamies est aussi responsable du convivium slow food local. Nous sommes allés chez lui grâce cette association "Slow food" que je présenterai une prochaine fois.
Deux sites pour en savoir plus : www.joseppamies.wordpress.com
www.pamieshorticoles.com